JUDO : INTERVIEW AU BORD DU TATAMI

Alors que démarrait ce jeudi matin la compétition individuelle de judo des Jeux sportifs mondiaux de Riga, Jérémy Andres, 31 ans, membre de l’ASP Longlaville (54) et de l’équipe de France FSGT, nous a accordé quelques minutes pour répondre à nos questions. Entretien.

La pesée est toujours un moment délicat à gérer pour les judokas, peux-tu nous en dire un peu plus ?

Jérémy Andres : Personnellement, j’attendais la pesée d’hier soir avec impatience car j’ai dû perdre du poids afin de concourir avec les moins de 66 kilos. Cela fait près de trois jours que je mange très peu. On se restreint sur la nourriture, mais aussi sur l’eau et c’est cela qui est le plus difficile. On a la bouche pâteuse. Après ça on est prêt pour Koh Lanta (rires) ! La pesée est importante car selon les catégories de poids on ne pratique pas le même type de judo. Moi si je ne perds pas de poids je me retrouve en moins de 73 kilos. Ça m’est déjà arrivé les saisons où je n’avais pas envie de faire de régime. Le judo y est plus rugueux, moins rapide, cela ne me correspond pas. Mais bon, la pesée elle te met dans l’ambiance de la compétition, on dit toujours que le premier combat au judo c’est de gagner la pesée (rires).

Y-a-t-il une différence entre le judo que tu pratiques en Fédération Française de Judo (FFJDA) et en FSGT ?

Jérémy : La formule de compétition est différente selon les fédérations. Aux championnats fédéraux FSGT, il y a une phase de poule puis une phase en tableau pour tous, quelque soit son classement au sein de la poule. Tu as l’assurance de faire au moins cinq ou six combats dans la journée, alors qu’aux championnats de Frances de la fédération de judo tu peux perdre un combat en cinq secondes et ta compétition est terminée. L’ambiance en FFJDA est plus tendue. Les meilleurs français doivent assumer leur statuts de favoris et cela se ressent dans les combats. En FSGT, l’ambiance est plus décontractée. Même s’il y a de l’enjeu, les combattants sont plus sereins.

Un dernier mot sur la compétition du jour, la France a-t-elle des chances de médailles ?

Jérémy : La salle n’est pas très grande et il ne peut y avoir que deux combats simultanément. Du coup la compétition risque de durer et il va falloir gérer des temps d’attente qui vont parfois être longs.  Évidemment la FSGT a des chances de médailles dans toutes les catégories, mais on ne va pas vendre la peau de l’ours…

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