ÉCHECS : «OPPOSER UNE BONNE RÉSISTANCE»

Aux Jeux sportifs mondiaux, les échecs ont toujours eu une place importante. Vincent Serisier, membre de la CFA échecs et sociétaire du Cercle Alekhine de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), se rendra à Riga (Lettonie) avec l’équipe FSGT. À moins d’un mois de l’ouverture des Jeux, il nous en dit un peu plus sur sa vision des Jeux, le déroulement de la compétition et sur la délégation qui défendra les couleurs de la Fédération.

Est-ce la première fois que tu participes aux Jeux mondiaux ? Quelles sont tes attentes ?

Vincent Serisier : Beaucoup de mes coéquipiers y sont allés il y a quatre ans (Jeux de Varna en 2013, ndlr) et ils en ont gardé un bon souvenir. Pour ma part, ce sont mes premiers Jeux, c’est d’ailleurs ma première participation à une compétition qui se déroulera à l’étranger. Je risque de rencontrer des joueurs beaucoup plus forts que moi. Mon but sera d’opposer une bonne résistance.

Les classements ELO (système d’évaluation du niveau des joueurs d’échecs) permettent de savoir quelles sont tes probabilités de gagner ou de perdre contre un joueur identifié. Face aux meilleurs joueurs du tournoi durant les Jeux, selon ce classement, j’aurai à peu près 1% de chance de gagner. Mais parfois, ne pas perdre c’est déjà bien.

Comment va se dérouler le tournoi des Jeux ?

Vincent Serisier : On joue par équipe, c’est un peu spécial. Il faut réagir en fonction des tables à côté de la sienne. Si ton camarade perd la partie à côté, tu vas prendre plus de risques pour le bien de ton équipe. Dans le règlement des Jeux sportifs mondiaux, il y a deux à trois parties par jour. Sachant qu’une partie dure trois ou quatre heures, on peut finir la journée lessivé.

Il y aussi un championnat de «Blitz» qui se déroule sur une seule journée. Il peut s’y passer n’importe quoi. Il y a cinq minutes de temps de réflexion par joueur par partie. On gagne soit car l’adversaire n’a plus de temps, soit car on a réussi à le mater (faire échec et mat). Il y a également la «façon un peu crade de gagner» lorsque l’adversaire fait un coup illégal. Il perd la partie (ce qui n’est pas le cas en partie longue). Mes meilleures chances de gagner sont sur ce type de coup.

Moi je préfère les parties longues. Les parties rapides je les gâche, le manque de réflexion, le stress me font jouer des mauvais coups. Pas plus tard que ce week-end en compétition, j’ai gâché des parties en jouant mal alors que j’étais gagnant.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur l’équipe de France FSGT ?

Vincent Serisier : Dans l’équipe de France, on est tous de niveau amateur. Il y a deux équipes de quatre, dont une avec des joueurs de compétition «acharnés» et l’autre plus «détente». Moi je peux être dans les deux équipes. Il y aura une ambiance très cool.

Je compte sur Eddy Duarte (notre meilleur joueur) pour analyser les parties après les matchs. Il n’y a pas de coach dans l’équipe. Eddy, qui est joueur, est également capable d’expliquer aux autres ce qui se passe. Sans oublier Rachid Agher qui sera notre «coupeur de citrons» (rires). Il est venu au dernier moment pour remplacer quelqu’un qui ne pouvait plus venir.

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